Eric Walker

#LeConseilprésente – Eric Walker

Jennifer Clark

Eric Walker : Rechercher la présence

Eric Walker

Le Conseil des arts d’Ottawa appuie les artistes et organismes artistiques par l’entremise de leadership, de conseils et par la création d’opportunités afin de promouvoir et faire avancer notre potentiel créatif local.

Notre série #LeConseilprésente présente les histoires et les expériences de membres et de récipiendaires de prix du Conseil des arts d’Ottawa.

Eric Walker a reçu le Prix du Fonds de dotation Corel pour les arts en 2011 en appui à son exposition solo à Cube Gallery.

D’où venez-vous? Êtes-vous originaire d’Ottawa?

EW : Je suis originaire d’Halifax, mais je vis à Ottawa depuis 25 ans.

Quand avez-vous commencé à vous impliquer dans la communauté artistique locale?

EW : J’étais déjà établi en tant qu’artiste à Halifax, alors je me suis facilement intégré à la communauté des arts locale.

Comment décririez-vous votre art?

EW : J’utilise la peinture et la vidéo. Mes peintures sont comme des collages de matériaux que j’ai trouvés agencés sur du contreplaqué, mais d’après une démarche moderniste de conception d’une image. Je faisais du postmoderne avant que ça soit à la mode. Mes vidéos s’inscrivent dans plusieurs esthétiques, mais elles sont surtout expérimentales, disons.

Quel impact a eu votre implication dans la communauté des arts d’Ottawa sur votre vie?

EW : J’ai quitté Halifax peu après avoir terminé mes études au Nova Scotia College of Art and Design. J’ai vécu à Montréal pendant deux ans avant de m’installer à Ottawa, mais je ne m’y sentais pas chez moi. À Ottawa, oui, c’est chez moi maintenant.

Y a-t-il eu un moment particulièrement important, ou un souvenir qui vous soit particulièrement cher, dans votre parcours d’artiste?

EW : J’ai exposé à la galerie d’art de l’ambassade du Canada à Tokyo en 2002. Je me souviens que j’étais vraiment fier d’avoir parcouru tout ce chemin pour montrer à l’autre bout du monde les œuvres nées dans un petit studio de la rue James. J’étais fier d’être canadien aussi.

Avez-vous des conseils pour les artistes d’Ottawa ou les artistes en général?

EW : L’épicentre du monde des arts, c’est où vous êtes. C’est très simpliste de croire qu’il y a des endroits où l’on peut aller pour être reconnu et devenir célèbre. Ça se produit pour certains, mais en règle générale, il faut que vous soyez quelque part où vous aimez vivre et travailler fort. C’est le travail qui compte, pas l’opinion du conservateur de musée. Le travail doit parler de lui-même, avoir une présence qui transcende la rhétorique.

Sur quels projets travaillez-vous en ce moment?

EW : Je prépare l’exposition G7 pour le Programme d’arts des Forces canadiennes au Musée de la guerre en février. J’y expose une maquette peinte en vue aérienne accompagnée d’une vidéo en haute définition intitulée The View from Mount Pleasant.

Quel effet cela vous a-t-il fait de recevoir un prix du Conseil des arts d’Ottawa?

EW : C’était un grand honneur. J’ai reçu beaucoup de prix au fil des ans, et à chaque fois, je me suis senti à la fois humble et reconnaissant d’avoir la reconnaissance de mes pairs. Mais recevoir le Prix Corel, c’était une reconnaissance particulière des gens de ma communauté. J’en suis très fier.

Vous voulez en savoir plus sur l’artiste et son travail? Allez à ericwalkerditpothier.blogspot.ca.

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Le processus de mise en candidature pour le Prix du Fonds de dotation Corel pour les arts commencera en février 2018.