Manon Labrosse 2015 Winner of the Corel Endowment Fund for the Arts

#LeConseilprésente – Manon Labrosse

Jennifer Clark

Le Conseil des arts d’Ottawa appuie les artistes et organismes artistiques par l’entremise de leadership, de conseils et par la création d’opportunités afin de promouvoir et faire avancer notre potentiel créatif local.

Notre nouvelle série « Le Conseil présente » sera diffusée sur les réseaux sociaux et présentera des membres et des récipiendaires de prix du Conseil des arts d’Ottawa. En voici le tout premier numéro; bonne lecture!

Manon Labrosse: Travailler sans limites

Manon Labrosse  2015 Winner of the Corel Endowment Fund for the Arts

D’où venez-vous? Êtes-vous originaire d’Ottawa?

ML: Je viens de Hearst, une petite ville à environ 12 heures de route au nord-ouest d’Ottawa. Je suis venue ici pour terminer mon bac en arts visuels à l’Université d’Ottawa.

Quand avez-vous commencé à vous impliquer dans la communauté artistique locale?

ML: Après mes études, j’ai travaillé dans plusieurs galeries et j’ai eu quelques contrats en administration des arts. J’ai eu de la chance quand la Galerie d’arts d’Ottawa a mis plusieurs de mes œuvres au catalogue de sa boutique ART Vente et location, à peine sortie de l’université. J’ai trouvé un agent dans une autre galerie d’Ottawa quelques années plus tard.

ML: En plus d’exposer, on peut s’impliquer dans beaucoup d’organismes formidables pour rester branché sur la communauté des arts. En tant qu’artiste franco-ontarienne, j’ai adhéré à Bravo, et je suis toujours restée en contact avec le Conseil des arts d’Ottawa. Être actif au sein de la communauté locale des arts, ça crée des liens, et certains de ces liens aboutissent à des opportunités.

Comment décririez-vous votre art?

ML: Je suis artiste-peintre. Je peins surtout des paysages un peu abstraits. J’aime utiliser des couleurs très contrastées pour créer un effet clair-obscur. La nature sauvage est une énorme source d’inspiration depuis mon enfance dans le nord de l’Ontario, et maintenant à travers mes randonnées et mes voyages. Mon exposition actuelle a aussi été influencée par la littérature et le cinéma. Mes œuvres sont complètement fictives, mais tous les tableaux sont entièrement composés de photos prises pendant diverses promenades et pendant un séjour créatif au parc Algonquin.

Quel impact a eu votre implication dans la communauté des arts d’Ottawa sur votre vie?

ML: Ça m’a permis de comprendre la communauté des arts de la région d’Ottawa et de l’Outaouais et les gens qui en font partie. C’est très utile quand on représente cette communauté au sein d’un jury, où il faut à la fois être objectif et connaître son sujet.

Y a-t-il eu un moment particulièrement important, ou un souvenir qui vous soit particulièrement cher, dans votre parcours d’artiste?

ML: Je pense que tout ce que j’ai vécu m’a menée où je suis aujourd’hui. Je me suis impliquée à droite et à gauche, j’ai eu plus ou moins de succès et saisi certaines occasions, et tout cela a façonné ma carrière. Quand je pense à toutes les difficultés que j’ai rencontrées, je suis surtout contente d’avoir persisté.

Avez-vous des conseils pour les artistes d’Ottawa ou les artistes en général?

ML: Être artiste, ce n’est pas toujours facile, et j’ai appris à être reconnaissante pour les expériences que j’ai vécues et les personnes que j’ai rencontrées jusqu’ici. J’essaie d’être aussi honnête que possible envers moi-même. Je dirais que, en fin de compte, on doit décider comment on veut être perçu en tant qu’artiste, et pour qui on crée.

Je suis une artiste parce que je n’imagine pas faire autre chose. J’essaie de faire ce qui me rend heureuse, ce qui veut dire que j’accepte aussi les difficultés du métier, et de créer librement et honnêtement, sans me mettre de limites.

Sur quels projets travaillez-vous en ce moment?

ML : Mon projet « Comment peindre la mort d'après Lucie » faisait partie d’Axenéo7avec Jillian McDonald à Gatineau. C’était une exposition de tableaux et une installation murale qui comprenait un papier peint personnalisé. Le travail était inspiré par la nouvelle Mort en lisièrede Margaret Atwood, par l’idée de métempsychose et d’un monde où la nature est reine. On en a parlé dans la Revue d’art canadienne.

Quel effet cela vous fait-il de reçu un prix du Conseil des arts d’Ottawa?

ML: En 2015, j’ai reçu Le Prix du Fonds de dotation Corel pour les arts du Conseil des arts d’Ottawa. Ça m’a permis de louer l’équipement d’enregistrement vidéo et audio qu’il me fallait pour un projet.

J’encourage vraiment les artistes de la région à soumettre leurs projets aux divers prix et subventions du Conseil, parce qu’on ne sait jamais! Ces prix peuvent vraiment aider à démarrer un projet, à rencontrer d’autres artistes et à mieux connaître le Conseil des arts et son travail. 

Vous voulez en savoir plus sur l’artiste et son travail? Visitez www.manon-labrosse.com ou retrouvez Manon sur Facebook @Labrosse.Manon et Instagram @mannon_labrosse.

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Le processus de mise en candidature pour le Prix du Fonds de dotation Corel pour les arts sera débuté en février 2018.